C'était hier soir (dimanche), ça devait être 18h, mais suite à quelques problèmes de communications, tout est un peu bousculé et on se retrouvera vers 20h. Pas grave, l'ami Hervé habite à côté, allons lui dire bonjour et bavarder un peu (c'est l'occase d'approfondir mes maigres connaissances en sérigraphie) et d'écouter un peu de zik. Bref, il est 20h, en route.
John Makay tout d'abord, avec un set math rock hallucinant de 40min, entre batterie décomplexée et aussi en rythme qu'une R5 qui a du mal à démarrer par -15 (je sais de quoi je parle !!) et un guitariste qui vous remet les pendules à l'heure (j'aurais bien voulu lui serrer la main après le set, mais je pense qu'il me l'aurai broyée tant ces muscles devaient être tendu). J'ai jamais vu ça, j'apprécie de voir de temps à autre un peu de "show" mais là, sur 40min, le gars se ballade sur sa gratte en taping durant 39min. Grand bravo ...
Les locaux arrivent sur scène, tranquille comme à leur habitude. 4ème fois que je vois Enregistré Par Steve Albini, mais ce soir, je ne sais pas pourquoi, je sens que quelque chose va se passer. C'est par ailleurs étrange, je vois plein de nouvelles têtes au set des strasbourgeois. Mini buzz me dira plus tard Hervé, je suis d'accord. Car ce soir, les EPSA sont passés un cran au dessus de tout ce qui les précédaient, de tous les anciens concerts, de tout ce que nous avons pu voir et entendre d'eux. Les compos s'enchainent sans couac, les nouvelles sont terribles, laissant de plus en plus de place au binôme basse/batterie, de plus en plus bourrin et incisif (attention tout de même à ne pas bouffer la guitare, qui avait un peu de mal à sortir du lot !!). Même avec 2 parutions dans un magazine rock, les EPSA n'ont pas changé ... mais le public SI !!! L'ambiance n'était pas comme ce que j'avais déjà pu observer. Toujours cette volonté de faire passer des messages de la part du groupe, mais moins d'écoute de la part du public. J'ai presque tendance à croire que ce magazine a attiré du monde au molodoï ce soir, mais ce nouveau public est il là pour le groupe ou pour l'effet de "mode" ? Quoiqu'il en soit, à part cette sensation étrange de vivre une sorte de "médiatisation EPSA", ce set était tout bonnement incroyable, maitrisé, sauvage et ROCK ! Bon courage pour la suite, continuez à nous pondre des compos, aux textes prenants et engagés !!
23h, 1heure de route pour rentrer, je ne verrai pas Experimental Dental School ce soir, sachant que ma journée de taf commence dans 7 heure. Rien qu'aux balances, le set prévoyait d'être joué fort, très FORT ... j'ai peut être sauvé mes oreilles en rentrant.



